Monuments historiquesConditions
Le contribuable doit payer plus de 30 000 € d'impôts et être dans une tranche marginale d'imposition de 40 %.
Ce régime fiscal a créé un dispositif donnant la possibilité aux propriétaires d'immeubles classés et donnés en location, de déduire de leurs revenus le déficit total qui résulte des travaux de restauration et les intérêts d'emprunt. Les immeubles doivent être classés Monuments Historiques ou à l'inventaire. Sont concernés aussi les immeubles qui font partie du patrimoine national ayant fait l'objet d'un agrément ministériel. Les immeubles peuvent faire l'objet d'une location. Avantage fiscal
Textes de référence:
Immeubles concernésImmeubles classés monuments historiques ou inscrits à l'inventaire supplémentaire (le classement ou l'inscription ont des effets communs d'un point de vue fiscal) :
A noter : Le classement et l'inscription ne portent en fait qu'exceptionnellement sur la totalité du bien. Le plus souvent, ces procédures ne touchent que certaines parties extérieures de l'édifice (toiture, façade) et/ou certains éléments intérieurs (escaliers, salle, cheminée, ...). En cas de classement partiel, l'administration a précisé que si le classement ou l'inscription à l'inventaire supplémentaire n'est pas limité à des éléments isolés ou dissociables de l'ensemble immobilier, mais vise à la protection de l'ensemble architectural, il y a lieu de prendre en considération la totalité des charges sans distinguer suivant qu'elles concernent ou non les parties classées ou inscrites. Modalités de déduction des charges1) Immeuble procurant des recettes et non occupé par son propriétaireLes règles applicables sont celles prévues pour la détermination des revenus fonciers :
Les travaux de rénovation distincts et dissociables des travaux concernant les éléments classés d'un immeuble, ne sont pas déductibles du revenu global (ils sont déductibles des revenus fonciers dans les conditions de droit commun). 2) Immeuble procurant des recettes imposables, occupé par son propriétaire
Les charges foncières se rapportant à la partie réservée au propriétaire sont imputables sur le revenu global. Les autres charges sont prises en compte pour la détermination du revenu net foncier.
En cas de déficit, celui-ci est imputable sans limitation sur le revenu global. Il y a possibilité d'investir par l'intermédiaire d'une société non soumise à l'impôt sur les sociétés (SCI) L'avantage fiscal a été étendu depuis le 1er janvier 1995, aux monuments historiques détenus par l'intermédiaire de sociétés civiles immobilières (SCI) familiales. Cela résulte de l'article 72 de la loi portant diverses dispositions d'ordre économique et financier du 8 août 1994 (article 795-A du code général des impôts). Il faut que les revenus de la société soient imposés dans la catégorie des revenus fonciers. La société doit être constituée uniquement en ligne directe ou entre frères et sœurs, leurs conjoints et, le cas échéant, les enfants de ces différentes personnes. Les parts doivent rester la propriété de ces personnes ou de leurs descendants. L'entrée dans la société d'une personne n'ayant pas le degré de parenté voulu entraînera la déchéance du régime d'exonération. La SCI doit détenir les immeubles historiques en pleine propriété, les gérer, ainsi dans le cas échéant, détenir également les meubles qui s'y rattachent. Elle peut détenir d'autres biens. Dans ce cas, l'exonération des parts ne s'appliquera qu'à concurrence de leur valeur nette correspondant aux monuments historiques. Il faut, comme en matière de détention directe, que la société ait conclu une convention avec les ministères de la culture et des finances. Le donataire, le légataire ou l'héritier doit s'engager à adhérer à cette convention. Par ailleurs, pour que l'exonération soit accordée, le donateur ou le défunt doit avoir détenu les parts, au jour de la transmission à titre gratuit :
En revanche, aucune durée minimale de détention n'est prévue si l'acquisition a été placée sous le régime de droit commun de mutation à titre gratuit. Le bénéficiaire de la transmission doit s'engager à conserver les parts pendant cinq ans. A l'expiration de ce délai, l'exonération deviendra définitive. Il pourra, à son tour, transmettre ses parts à titre gratuit, en franchise de droits, à un membre du cercle familial de la SCI. Le non respect de cette condition entraînera le rappel des droits exonérés. Exonération des droits de succession
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